Archive pour juin 2010
La forêt oubliée
La loi de Modernisation de l’Agriculture actuellement en discussion à l’Assemblée nationale sous-estime une nouvelle fois l’importance de la filière bois sur le plan économique comme environnemental.
On était en droit d’attendre de ce projet de loi non seulement l’affirmation d’une véritable volonté politique pour développer cette filière mais aussi les moyens pour y parvenir. Le texte qui est présenté n’est malheureusement pas à la hauteur de ces enjeux faute notamment d’engagement financier.
Les investissements qui sont consacrés à la forêt sont parmi les plus faibles d’Europe et la France est le pays qui plante le moins. Son déficit commercial est de plus de 5 milliards d’euros, alors que sa forêt reste une des plus vastes d’Europe. Sans politique de soutien efficace, les propriétaires abandonnent progressivement les plantations et l’investissement forestier. Et les tempêtes de 1999 et de 2009 n’ont fait que les décourager un peu plus, faute d’accompagnement suffisant de l’Etat. Alors que la demande en bois est appelée à croître, la manière dont est gérée la forêt ne permettra pas d’y faire face. Il est urgent de dépasser les simples ajustements juridiques pour s’engager sur une véritable stratégie forestière. Les professionnels de cette filière qui représente 400.000 emplois, font des propositions en ce sens. Il est urgent de les entendre.
C’est le sens de mon intervention que je vais développer à l’Assemblée nationale lors de l’examen de cette partie du texte.
Nuisibles
Les dégâts occasionnés notamment par le ragondin, la corneille noire, le lapin de garenne, le sanglier et les cervidés, ne cessent de s’accroître en Gironde en raison d’une évolution des populations en forte augmentation sur certains territoires. Les moyens de lutte et de régulation s’avèrent insuffisants malgré l’action importante et constante des piégeurs bénévoles et des chasseurs.
Ainsi chaque année, ce sont plusieurs centaines de milliers d’euros de pertes économiques subies par les agriculteurs et les viticulteurs. A ces pertes considérables, il faut rajouter les risques sanitaires, les dégâts occasionnés sur les digues et les accidents de la circulation.
En réalité les coûts financiers pour la collectivité sont particulièrement élevés et insuffisamment étudiés.
Pour cette raison, je viens de saisir J.L. Borloo pour que le Gouvernement adapte la réglementation actuelle aux réalités des territoires. Lire la suite »



