Loi de finances : l’impasse

L’examen du projet de loi de finances pour 2009 a débuté cette semaine. Les députés SRC ne cessent de rappeler qu’il est bâti sur des hypothèses irréalistes et insincères (1% de croissance prévu pour 2009). Mais le gouvernement, comme l’année dernière, s’entête dans ses prévisions…
Fait incompréhensible en période de récession, les crédits de certaines missions budgétaires ayant un impact direct sur le pouvoir d’achat et la consommation des Français sont en baisse, comme le logement ou l’emploi. On peut également déplorer la baisse des dotations en faveur des collectivités territoriales, alors que celles-ci assurent les trois quarts des investissements publics.

Au contraire, le gouvernement devrait redéfinir des priorités susceptibles de relancer la croissance. Car après la crise
financière et bancaire qu’il fallait effectivement traiter, priorité doit être donnée aujourd’hui à la crise économique.
Plus que jamais, il est temps pour le gouvernement de revenir sur le paquet fiscal, qui n’a pas d’effet bénéfique sur la croissance contrairement à ce qui a été prétendu, et qui surtout coûte cher : 15 milliards d’euros par an, destinés à ceux qui en ont le moins besoin, aux plus favorisés.

Une réponse à “Loi de finances : l’impasse”

  • Facon Michel:

    On m’a toujours appris qu’un budget devait être établi à partir d’hypothèses basses, quitte à le réviser ensuite pour y inclure et utiliser les rentrées non initialement prévues.
    Dans ma profession on m’a toujours appris que l’exemple type d’un budget à rejeter était celui de l’état, cela se confirme d’autant plus cette année qu’il va bien au dela des hypothèses de croissance de l’INSEE et du FMI. L’état semble oublier dans ses prévisions que notre principal partenaire est l’allemagne et que celle-ci est en période de récession, alors comment comptons-nous augmenter nos exportations vers un pays en crise?

    Pour pouvoir atteindre les objectifs fixés il faudra donc à nouveau “se serrer la ceinture” à moins que l’état n’opte pour une autre solution qu’il a en mains, mettre sur le marché les actions d’EDF et GDF qui en arriveraient ainsi à la privatisation tout comme le sont devenus FRANCE TELECOM et les Sociétés d’Autoroutes.

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