L ’art d ’adapter l ’offre de soins aux besoins de la population

santeIl faut « adapter l ’offre de soins aux besoins de la population ».

Phrase passe partout, pourtant chargée de sens, que chacun lit, entend et prononce parfois si souvent qu ’on en arrive à oublier la portée, la signification. Pourtant, mettre en œuvre cette recommandation est un défi qu ’il nous faut relever. L ’enjeu ici est non seulement la situation sanitaire actuelle, mais avant tout, l ’adaptation de notre système de santé à des réalités spécifiques et évolutives.

Intervenir sur notre territoire, à la fois rural et périurbain, peut ressembler à un exercice acrobatique qui vise à conjuguer des logiques différentes, parfois contradictoires : d ’un côté, il s ’agit de rapprocher les ressources pour optimiser la qualité du service rendu ; de l ’autre, il importe de maintenir et d ’étoffer une offre médicale au plus près des populations.

C ’est dans cet esprit que des projets privés ou semi publics de maison de santé voient le jour en Médoc. Une maison de santé se définit comme le regroupement, dans un lieu identifié, d ’activités principalement de médecine générale, de spécialité et actes paramédicaux.C ’est un des tournants à prendre pour combattre l ’isolement des praticiens , la désertification médicale et permettre d ’exercer dans de meilleures conditions .

Sur les zones mieux pourvues en offre de soins la mise en réseau est aussi à l ’étude. Elle a notamment pour finalité l ’amélioration de la continuité du parcours de santé des personnes avec un axe majeur favoriser l ’organisation des soins à domicile. Elle privilégie aussi plus globalement des actions de prévention et de promotion de la santé.

C ’est un dossier que je suis de près, en lien avec la plateforme sanitaire du Pays Médoc et les élus des communautés de communes, qui ont, lors de deux réunions organisées récemment, manifesté leur intérêt pour ce sujet.

La réflexion reste largement ouverte, mais certaines conditions paraissent incontournables : prioritairement dégager une volonté des médecins en exercice, maintenir des solidarités de proximité, favoriser le travail en réseau et des investissements à la hauteur des ambitions.

Parce que les projets de santé publique doivent être adaptés aux besoins et attentes des populations ainsi qu ’aux possibilités et ressources locales, il est impératif qu ’ils continuent de faire l ’objet de partage et d ’échanges entre les différents acteurs de la santé et les élus.